MAISON NAKAMA

SANTÉ

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SAK YANT ET LA SANTÉ

La santé, cruciale dès la naissance, évolue au fil du temps. Elle influence significativement le bien-être physique, mental et social, englobant aussi l’absence de maladies. Historiquement, l’Asie du Sud-Est, en particulier, a été gravement touchée par des maladies. En effet, la pauvreté affectait principalement les enfants.

Face à cette situation, des prières axées sur la santé ont vu le jour. De nos jours, la santé reste un enjeu majeur, surtout dans les pays en développement. Par exemple, le Cambodge, fortement impacté par la pauvreté et les conflits, illustre parfaitement ce problème. Les guerres, y compris le génocide cambodgien, ont entraîné une mortalité alarmante.

Dans ce contexte, la pauvreté aggravait les épidémies, transformant des maladies mineures en menaces mortelles. Actuellement, la situation du Cambodge reste préoccupante. L’eau polluée et l’accès restreint aux médicaments représentent un coût considérable. Annuellement, le Cambodge dépense plus de 150 millions d’euros dans la lutte contre diverses maladies.

Parmi ces afflictions, on retrouve le paludisme, la dengue, le virus Zika et la colique.

DANS QUEL BUT ?

Les sak yants, des tatouages spirituels, ont émergé en réponse aux crises de santé et de pauvreté au Cambodge. Effectivement, ils servent de boucliers contre les maladies courantes. Conscients des dangers sanitaires, les Cambodgiens ont développé diverses prières sous forme de sak yants. Ces tatouages sont particulièrement prisés par les plus démunis, qui manquent d’accès aux soins médicaux.

En effet, ces personnes optent pour les sak yants dans l’espoir de se prémunir contre les risques pour la santé. Ces tatouages symboliques représentent donc une forme de protection et d’espoir pour ceux qui les portent.

UN PEU D'HISTOIRE

VOICI UN BREF RÉSUMÉ DE LA PLUS GRANDE GUERRE DU CAMBODGE, LE GÉNOCIDE CAMBODGIEN :

Le Génocide cambodgien, orchestré par Pol Pot entre 1975 et 1979, représente une tragédie immense. Sous l’égide des Khmers Rouges, plus de 2 millions de personnes ont perdu la vie, marquant cette ère comme le « Génocide Cambodgien ». Les victimes ont succombé de différentes façons, notamment par exécution, famine, maladies liées à la pauvreté, épuisement et blessures.

Dans ce contexte, les camps de travail au Cambodge symbolisaient des lieux de douleur intense. Les conditions y étaient déplorables, avec un accès très limité aux soins médicaux. Par ailleurs, les intellectuels, considérés comme menaçants, subissaient souvent la torture et l’exécution. Pour ces actes, des centres tels que Cheoung Ek et Tuol Sleng Jail à Phnom Penh furent spécialement désignés.

L'ASCENSION DES KHMER ROUGES

En 1975, l’ascension au pouvoir des Khmers Rouges, renommant le pays en Kampuchea, a marqué un tournant. Avec l’appui du Prince Norodom, Pol Pot a aisément consolidé son pouvoir. Cependant, Norodom fut plus tard écarté et contraint à l’exil. L’ambition des Khmers Rouges était de bâtir une utopie communiste autonome. Ainsi, ils ont isolé le Cambodge, imposant de nouvelles normes sociales et politiques.

Les Cambodgiens, privés de leurs terres, furent contraints à des travaux forcés, principalement dans l’agriculture et d’autres tâches manuelles. Importamment, les produits de leur labeur n’étaient pas destinés à leur propre usage, mais plutôt au commerce ou à l’élite. Les conditions de vie dans ces camps étaient extrêmement pénibles.

Après quatre ans de souffrances inimaginables, l’intervention de l’armée vietnamienne en 1979 a mis fin au régime de Pol Pot. La guerre entre le Cambodge et le Viêt Nam, s’étalant du 25 décembre 1778 au 12 janvier 1979, a scellé cette transition. Suite à cela, Pol Pot s’est dissimulé, échappant à la justice jusqu’à sa mort naturelle. Le Vietnam a alors exercé son influence sur le Cambodge durant une grande partie des années 1980. Par la suite, le Prince Norodom, initialement allié à Pol Pot, a instauré une monarchie constitutionnelle.

L’histoire du Cambodge, alourdie par d’énormes pertes humaines et des drames consécutifs, souligne l’impact dévastateur de cette période. La pauvreté et les maladies endémiques, telles que le paludisme et la dengue, étaient courantes. Ce contexte a intensifié la foi en la magie des sak yants, en particulier pour la protection de la santé. Encore aujourd’hui, le Cambodge continue de porter les stigmates de cette époque, avec des conditions de vie précaires persistantes dans certaines zones.

NOS SPÉCIALISTES DES SAK YANT
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